Le domaine de Castelneau s'étend sur une petite centaine d'hectares : un bon cercle de bois (châtaigniers, charmes, acacias et chênes) constitue son écrin, une quarantaine d'hectares est cultivée en céréales (blé, maïs, tournesol) ou en jachère ; une trentaine d'hectares est consacrée à la vigne pour une viticulture orientée vers la qualité : vingt-trois en rouge, sept en blanc.
Castelneau a la chance de détenir de très vieilles vignes de Sémillon plantées à la fin du 19e siècle. Elles sont un des exemples les plus anciens dans la contrée, de vignes plantées juste après le phylloxera, sur les fameux porte-greffes américains prônés par Alexis Millardet, l'inventeur de la bouillie bordelaise. Il était confrère et ami d'Albert Seignouret qui, lui aussi, a écrit de nombreux traités sur le phylloxera et a laissé son nom parmi les cinq qui ont combattu ce parasite.
Des vignes de Merlot blanc et d'Ugni blanc (aussi appelé Saint-Emilion) ont été arrachées, car peu qualitatives. Quelques ares de Colombar ont malheureusement disparu alors qu'ils donnaient de très belles cuves. Ici, ce furent de nouveaux règlements (édictés par des producteurs de vin rouge) qui ont voulu proscrire ce cépage si floral.
L'âge moyen des vignes de Castelneau est de vingt-cinq ans.
Tous les ans, quelques ares sont arrachés et d'autres replantés.
Prochainement :
Un hectare de Noir de Pressac a été planté en 2005 et va rentrer dans les prochains assemblages.
Les vignes sont plantées à 1 mètre entre chaque pied et trois mètres entre les rangs. Elles sont labourées un rang sur deux et engazonnées sur l'autre pour baisser les rendements ainsi que pour améliorer la portance des tracteurs.
Pour une viticulture la plus « bio » possible
Une politique interne de plantation de haies depuis dix ans autour de vignes de Castelneau va permettre de ne plus employer d'insecticides. En effet, dans ces haies s'installent des colonies de typhlodromes, insectes prédateurs des acariens et autres insectes ennemis de la vigne. Quatre kilomètres huit cents de haies plantées autour des parcelles, font de Castelneau la première propriété viticole ainsi défendue.
De même, Loïc de Roquefeuil est en train d'expérimenter un nouveau moyen qui permettrait de ne pas utiliser de désherbants défanants (pour les épamprages notamment), peu compatibles avec le souci de produire des vins les plus naturels possible.
Un échange de terre contre des vignes avec l’abbaye voisine de La Sauve-Majeure montre que du vin est produit sur place depuis le 12e siècle. Mais le grand Cartulaire ne parle pas du lieu de vinification. Il est facile d’envisager que le cuvier se trouvait à proximité du « Castelnau », car il bénéficiait de sa protection. En tout cas, les bâtiments attestent de deux campagnes de constructions, au 16e puis au 18e siècle.
Actuellement, le chai se présente en trois parties :
Le chai de vinification ; il est équipé depuis 1988, de cuves en acier inoxydable (Lejeune) achetées sur le même modèle, au fur et à mesure de l’agrandissement du vignoble.
Ces cuves sont dotées d’un système de refroidissement utilisant tout d’abord l’eau du puits (à 11 degrés), depuis alimenté par une pompe à chaleur.
Le chai de conservation ; construit par André Minvielle entre les deux guerres, il a été rénové par la création de portes, la pose de robinets dégustateurs, la pose de cheminées étanches. Les 21 cuves sont intérieurement enduites de résine époxy.
Depuis 2007, un nouveau bâtiment abrite un nouveau chai de vinification qui va, par la suite, être uniquement consacré aux vins blancs de la propriété.
L’embouteillage : il est assuré par un prestataire de services doté des derniers perfectionnements techniques (Millésime embouteillage).
L’habillage : le domaine a acquis une chaîne de capsulage-habillage-conditionnement depuis 2006.
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